Etats d’âme

(23 heures) Découragement. Ce blog me fait peur. Maintenant, je vis du matin au soir avec un mort, réfléchissant une bonne partie de la journée à ce que je vais écrire sur lui, puis rédigeant mon article de blog, et, un peu plus tard, me plongeant dans la relecture de son oeuvre jusqu’à l’extinction des feux. Est-ce que je n’en ferais pas un peu trop ? Ne serait-ce pas finalement une démarche totalement morbide, donc une fausse bonne idée ? Et, est-ce qu’à ce rythme-là, je tiendrais longtemps ?

Certes, j’éprouve du plaisir à parler de lui, à tenter d’intéresser ses admirateurs, mais aussi pourquoi, de temps à autre, cela me gêne-t-il tant de parler de moi également, de me faire exister, par le truchement de la mise en scène de cette relation en miroir qui évoque immanquablement un de ces numéros de duettistes père/fils qu’il détestait tant ? Sauf que c’est moi qui mène la danse, en ma funèbre et pompeuse qualité d’héritier. Il n’avait qu’à pas mourir, merde alors !! et comme je m’en serais infiniment mieux porté !!

 Mais, malgré tout, pourquoi n’aurais-je pas le droit de parler de moi ? Et n’ai-je pas annoncé la couleur dans le titre de ce blog ? Ou alors faudrait-il en ôter mon (faux) nom et m’effacer complètement ? Mais que je sache, je ne lui ai pas volé ma vocation littéraire, il me l’a transmise et il en était ravi ; cet héritage n’a donc rien de frauduleux, et, dans ce cas, pourquoi le dissimulerais-je ?

 

 

 

 

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