Bibliographies

Mieux vaut tard que jamais : voici les biographies respectives de Jacques Sternberg et de Lionel Marek.

Pour aider un peu au choix des lecteurs parmi la cinquantaine d’ouvrages de Jacques Sternberg, j’ai mis en caractères gras les titres que je place au pic de son oeuvre ; la plupart, pour leur radicalité littéraire (mes préférences maximales allant à L’Employé et à Un jour ouvrable), et certains, peut-être moins intéressants sur ce plan-là, mais qui me font vibrer pour d’autres raisons -notamment ses écrits pamphlétaires et autobiographiques. Ceci n’engage évidemment que mes propres goûts. Mais mon père me reconnaissait volontiers la qualité d’être un lecteur intransigeant et exigeant. Et, à cet égard, c’est sans doute le moment d’avouer que, contrairement à ce que l’on dit et redit communément de Jacques Sternberg, je pense qu’il a excellé bien davantage dans le roman (en tout cas au début de sa carrière) que dans ses contes et nouvelles (à quelques exceptions près). Et, au fond de lui-même, il le savait; il en était même meurtri, car ses plus beaux romans avaient tous été des bides… Enfin, je précise qu’au fil de ma relecture de l’intégrale de son oeuvre, mon avis pourrait bien évoluer un peu. Tout particulièrement sur Le Navigateur qui comptait parmi les livres préférés de mon père, et dont je n’ai gardé aucun souvenir particulier, je crois même ne l’avoir jamais terminé.

En ce qui concerne ma bibliographie, c’est vite fait, cinq livres seulement. Mon père portait mon premier roman aux nues, mais avait quand même un petit faible pour le deuxième roman (Pourquoi moi) qui l’avait estomaqué par son côté encore plus scandaleux ; et, comme je l’ai déjà dit, se trouvant à quelques encablures de la mort, il n’a pas été en état de lire mon dernier livre (Tuez-moi). Le point de vue de l’auteur sur sa propre oeuvre étant quand même intéressant, je dirais que Pourquoi moi est, de loin, mon préféré -j’avais un sacré culot et une belle inconscience, à l’époque, d’écrire des choses pareilles sur les Juifs et la Shoa ; un livre qui frôlerait aujourd’hui -par ces temps de dictature du « politiquement correct »- une interdiction de vente, mais la critique a préféré ne pas me faire l’honneur d’un scandale et l’étouffer par un silence total. Enfin, voici le point de vue de mon éditeur, en l’occurrence Bernard Wallet, non moins intéressant: Tuez-moi est mon livre le plus abouti, depuis L’an prochain à Auschwitz.

                                           

Bibliographie de Jacques Sternberg

Angles morts, nouvelles, ill. E.Vautier, à compte d’auteur, Bruxelles,1944.

La boîte à guenilles, Bruxelles, Paris, Éd. du Sablon, 1945.

Jamais je n’aurais cru cela !, Bruxelles, Éd. de la Nouvelle Revue Belgique, 1945.

Touches Noires, nouvelle, Bruxelles, Ed. Cyrano, 1948.

La Géométrie dans l’impossible, Paris, Ed. Arcanes, 1953

Le Délit, roman, Paris, Plon, 1954.

La Géométrie dans la terreur…, collage de Philippe Carval, Paris, Le Terrain Vague, 1955.

La sortie est au fond de l’espace, roman, Paris, Denoël, 1956.

Entre deux mondes incertains, Paris, Denoël, 1957.

L’Employé, Paris, Les Éditions de Minuit, 1958.

Une succursale du fantastique nommée science-fiction, Paris, Le Terrain Vague, 1958.

L’Architecte, ill. de Topor, Paris, Le Terrain Vague, coll. Le Second Degré, 1959.

La Géométrie dans l’impossible, dessins de Siné, Paris, Le Terrain Vague, 1960.

Manuel du parfait petit secrétaire commercial, ill. de Soro, Paris, Éric Losfeld, Le Terrain Vague, 1960.

Un siècle d’humour anglo-américain (préface de  André Maurois),  anthologie, Paris, Les Productions de Paris, coll. Les Grands Reliés, 1961.

Un siècle d’humour français…, anthologie, Paris, Les Productions de Paris, coll. Les Grands Reliés, 1961

La banlieue, roman, Paris, René Julliard, 1961.

Un jour ouvrable, Paris, Le Terrain Vague, 1961.

Les Chefs-d’œuvre de l’érotisme, Paris, Éditions Planète, 1964.

Les Chefs-d’œuvre du sourire, Paris, Éditions Planète, 1964.

Toi, ma nuit, Paris, Le Terrain Vague, 1965.

Les Chefs-d’œuvre du crime, anthologie, Paris, Marabout, 1966.

Les Chefs-d’œuvre du dessin d’humour, anthologie, Paris, Éditions Planète, 1968

C’est la guerre, Monsieur Gruber, théâtre, Paris, Le Terrain Vague, 1968. 

Je t’aime, je t’aime, scénario (film d’Alain Resnais), Paris, L’Avant-Scène, ainsi qu’au Terrain Vague, Losfeld, 1969.

Attention, planète habitée, Paris, Éric Losfeld, 1969.

Les Chefs-d’œuvre de la science-fiction, anthologie, Paris, Éditions Planète, 1970.

Univers zéro, Marabout, coll. Série Science-fiction, 1970.

Les Chefs-d’œuvre du kitsch, anthologie, Paris, Éditions Planète, 1971.

Un siècle de pin-up, anthologie, Paris, Éditions Planète, coll. Redécouvertes, 1971.

Chroniques de « France-soir », ill. de Jean Gourmelin, recueil d’articles, Paris, Éric Losfeld, 1971.

Le Cœur froid, roman, Paris, Christian Bourgois, 1972.

Futurs sans avenir, nouvelles, Paris, Robert Laffont, coll. Ailleurs et demain, 1971

Le Tour du monde en 300 gravures, anthologie, Paris, Éditions Planète, coll. Redécouvertes, 1972.

 Lettre aux gens malheureux et qui ont bien raison de l’être, Paris, E. Losfeld, coll. L’Extricable, 1972.

À la dérive en dériveur, Paris, Julliard, coll. Idée fixe, 1973.

Dictionnaire du mépris, Paris, Calmann-Lévy, 1973.

Un siècle de dessins contestataires, anthologie, Paris, Denoël, 1974.

Contes glacés, ill. de Roland Topor, Marabout, 1974. 

Lettre ouverte aux Terriens, Paris, Albin Michel, coll. Lettre ouverte, 1974.  

Sophie, la mer et la nuit, roman, Paris, Albin Michel, 1975.

Mémoires provisoires ou Comment rater tout ce que l’on réussit, Paris, Retz, 1977.

Le Navigateur, roman, Paris, Albin Michel, 1977.

Vivre en survivant, ill. de  Jean Gourmelin, Paris, Tchou, coll. L’École buissonnière, 1977.

Mai 86, roman, Paris, Albin Michel, 1978.

Topor, Paris, Seghers, coll. Seghers humour, 1978.

Agathe et Béatrice, Claire et Dorothée, roman, Paris, Albin Michel, 1979.  

Rêver la mer, Paris, Gallimard, coll. Les Mémoires de la mer, 1979.

Théâtre, théâtre, Paris, Christian Bourgois, 1979.

Suite pour Eveline, sweet Evelin, roman, Paris, Albin Michel, 1980.

Ports en eaux-fortes : les ports du monde vus par les graveurs au XIXe siècle, Paris, Éditions maritimes et d’outre-mer, 1981.

L’Anonyme, roman, Paris, Albin Michel, 1982.

Les Variations Sternberg pour clavier de machine à écrire sur deux thèmes de lettres commerciales, Paris, Le Pré aux Clercs, 1985. Dictionnaire des idées revues, Paris, Denoël, 1985.

Les Pensées, Paris, Le Cherche Midi, coll, Les Pensées, 1986.

188 contes à régler, ill. de Roland Topor, Paris, Denoël, coll. Présence du futur, 1988. 

Le Shlemihl, roman, Paris, Julliard, 1989.

Histoires à dormir sans vous, Paris, Denoël, 1990.

Histoires à mourir de vous, Paris, Denoël, 1991. 

Contes griffus, Paris, Denoël, 1993.

Dieu, moi et les autres, contes, Paris, Denoël, 1995. 

Si loin de nulle part, Paris, les Belles lettres, coll. Le Cabinet noir, 1998.

Œuvres choisies, Tournai, La Renaissance du Livre, coll. Les maîtres de l’imaginaire, 2001

Profession, mortel, fragments d’autobiographie, Paris, Les Belles lettres, 2001.

300 contes pour solde de tout compte, Paris, Manitoba-Les Belles lettres, coll. Le Grand Cabinet noir, 2002.

Bibliographie de Lionel Marek

L’An prochain à Auschwitz (Editions Denoël -1982)

Pourquoi moi (Editions Denoël – 1986)

Nouvelles d’un amour (Editions Denoël -1990)

La Vie en deux (Editions Verticales -2000)

Tuez-moi (Editions Verticales -2007)


Archive pour 16 juillet, 2008

Bibliographies

Mieux vaut tard que jamais : voici les biographies respectives de Jacques Sternberg et de Lionel Marek.

Pour aider un peu au choix des lecteurs parmi la cinquantaine d’ouvrages de Jacques Sternberg, j’ai mis en caractères gras les titres que je place au pic de son oeuvre ; la plupart, pour leur radicalité littéraire (mes préférences maximales allant à L’Employé et à Un jour ouvrable), et certains, peut-être moins intéressants sur ce plan-là, mais qui me font vibrer pour d’autres raisons -notamment ses écrits pamphlétaires et autobiographiques. Ceci n’engage évidemment que mes propres goûts. Mais mon père me reconnaissait volontiers la qualité d’être un lecteur intransigeant et exigeant. Et, à cet égard, c’est sans doute le moment d’avouer que, contrairement à ce que l’on dit et redit communément de Jacques Sternberg, je pense qu’il a excellé bien davantage dans le roman (en tout cas au début de sa carrière) que dans ses contes et nouvelles (à quelques exceptions près). Et, au fond de lui-même, il le savait; il en était même meurtri, car ses plus beaux romans avaient tous été des bides… Enfin, je précise qu’au fil de ma relecture de l’intégrale de son oeuvre, mon avis pourrait bien évoluer un peu. Tout particulièrement sur Le Navigateur qui comptait parmi les livres préférés de mon père, et dont je n’ai gardé aucun souvenir particulier, je crois même ne l’avoir jamais terminé.

En ce qui concerne ma bibliographie, c’est vite fait, cinq livres seulement. Mon père portait mon premier roman aux nues, mais avait quand même un petit faible pour le deuxième roman (Pourquoi moi) qui l’avait estomaqué par son côté encore plus scandaleux ; et, comme je l’ai déjà dit, se trouvant à quelques encablures de la mort, il n’a pas été en état de lire mon dernier livre (Tuez-moi). Le point de vue de l’auteur sur sa propre oeuvre étant quand même intéressant, je dirais que Pourquoi moi est, de loin, mon préféré -j’avais un sacré culot et une belle inconscience, à l’époque, d’écrire des choses pareilles sur les Juifs et la Shoa ; un livre qui frôlerait aujourd’hui -par ces temps de dictature du « politiquement correct »- une interdiction de vente, mais la critique a préféré ne pas me faire l’honneur d’un scandale et l’étouffer par un silence total. Enfin, voici le point de vue de mon éditeur, en l’occurrence Bernard Wallet, non moins intéressant: Tuez-moi est mon livre le plus abouti, depuis L’an prochain à Auschwitz.

                                           

Bibliographie de Jacques Sternberg

Angles morts, nouvelles, ill. E.Vautier, à compte d’auteur, Bruxelles,1944.

La boîte à guenilles, Bruxelles, Paris, Éd. du Sablon, 1945.

Jamais je n’aurais cru cela !, Bruxelles, Éd. de la Nouvelle Revue Belgique, 1945.

Touches Noires, nouvelle, Bruxelles, Ed. Cyrano, 1948.

La Géométrie dans l’impossible, Paris, Ed. Arcanes, 1953

Le Délit, roman, Paris, Plon, 1954.

La Géométrie dans la terreur…, collage de Philippe Carval, Paris, Le Terrain Vague, 1955.

La sortie est au fond de l’espace, roman, Paris, Denoël, 1956.

Entre deux mondes incertains, Paris, Denoël, 1957.

L’Employé, Paris, Les Éditions de Minuit, 1958.

Une succursale du fantastique nommée science-fiction, Paris, Le Terrain Vague, 1958.

L’Architecte, ill. de Topor, Paris, Le Terrain Vague, coll. Le Second Degré, 1959.

La Géométrie dans l’impossible, dessins de Siné, Paris, Le Terrain Vague, 1960.

Manuel du parfait petit secrétaire commercial, ill. de Soro, Paris, Éric Losfeld, Le Terrain Vague, 1960.

Un siècle d’humour anglo-américain (préface de  André Maurois),  anthologie, Paris, Les Productions de Paris, coll. Les Grands Reliés, 1961.

Un siècle d’humour français…, anthologie, Paris, Les Productions de Paris, coll. Les Grands Reliés, 1961

La banlieue, roman, Paris, René Julliard, 1961.

Un jour ouvrable, Paris, Le Terrain Vague, 1961.

Les Chefs-d’œuvre de l’érotisme, Paris, Éditions Planète, 1964.

Les Chefs-d’œuvre du sourire, Paris, Éditions Planète, 1964.

Toi, ma nuit, Paris, Le Terrain Vague, 1965.

Les Chefs-d’œuvre du crime, anthologie, Paris, Marabout, 1966.

Les Chefs-d’œuvre du dessin d’humour, anthologie, Paris, Éditions Planète, 1968

C’est la guerre, Monsieur Gruber, théâtre, Paris, Le Terrain Vague, 1968. 

Je t’aime, je t’aime, scénario (film d’Alain Resnais), Paris, L’Avant-Scène, ainsi qu’au Terrain Vague, Losfeld, 1969.

Attention, planète habitée, Paris, Éric Losfeld, 1969.

Les Chefs-d’œuvre de la science-fiction, anthologie, Paris, Éditions Planète, 1970.

Univers zéro, Marabout, coll. Série Science-fiction, 1970.

Les Chefs-d’œuvre du kitsch, anthologie, Paris, Éditions Planète, 1971.

Un siècle de pin-up, anthologie, Paris, Éditions Planète, coll. Redécouvertes, 1971.

Chroniques de « France-soir », ill. de Jean Gourmelin, recueil d’articles, Paris, Éric Losfeld, 1971.

Le Cœur froid, roman, Paris, Christian Bourgois, 1972.

Futurs sans avenir, nouvelles, Paris, Robert Laffont, coll. Ailleurs et demain, 1971

Le Tour du monde en 300 gravures, anthologie, Paris, Éditions Planète, coll. Redécouvertes, 1972.

 Lettre aux gens malheureux et qui ont bien raison de l’être, Paris, E. Losfeld, coll. L’Extricable, 1972.

À la dérive en dériveur, Paris, Julliard, coll. Idée fixe, 1973.

Dictionnaire du mépris, Paris, Calmann-Lévy, 1973.

Un siècle de dessins contestataires, anthologie, Paris, Denoël, 1974.

Contes glacés, ill. de Roland Topor, Marabout, 1974. 

Lettre ouverte aux Terriens, Paris, Albin Michel, coll. Lettre ouverte, 1974.  

Sophie, la mer et la nuit, roman, Paris, Albin Michel, 1975.

Mémoires provisoires ou Comment rater tout ce que l’on réussit, Paris, Retz, 1977.

Le Navigateur, roman, Paris, Albin Michel, 1977.

Vivre en survivant, ill. de  Jean Gourmelin, Paris, Tchou, coll. L’École buissonnière, 1977.

Mai 86, roman, Paris, Albin Michel, 1978.

Topor, Paris, Seghers, coll. Seghers humour, 1978.

Agathe et Béatrice, Claire et Dorothée, roman, Paris, Albin Michel, 1979.  

Rêver la mer, Paris, Gallimard, coll. Les Mémoires de la mer, 1979.

Théâtre, théâtre, Paris, Christian Bourgois, 1979.

Suite pour Eveline, sweet Evelin, roman, Paris, Albin Michel, 1980.

Ports en eaux-fortes : les ports du monde vus par les graveurs au XIXe siècle, Paris, Éditions maritimes et d’outre-mer, 1981.

L’Anonyme, roman, Paris, Albin Michel, 1982.

Les Variations Sternberg pour clavier de machine à écrire sur deux thèmes de lettres commerciales, Paris, Le Pré aux Clercs, 1985. Dictionnaire des idées revues, Paris, Denoël, 1985.

Les Pensées, Paris, Le Cherche Midi, coll, Les Pensées, 1986.

188 contes à régler, ill. de Roland Topor, Paris, Denoël, coll. Présence du futur, 1988. 

Le Shlemihl, roman, Paris, Julliard, 1989.

Histoires à dormir sans vous, Paris, Denoël, 1990.

Histoires à mourir de vous, Paris, Denoël, 1991. 

Contes griffus, Paris, Denoël, 1993.

Dieu, moi et les autres, contes, Paris, Denoël, 1995. 

Si loin de nulle part, Paris, les Belles lettres, coll. Le Cabinet noir, 1998.

Œuvres choisies, Tournai, La Renaissance du Livre, coll. Les maîtres de l’imaginaire, 2001

Profession, mortel, fragments d’autobiographie, Paris, Les Belles lettres, 2001.

300 contes pour solde de tout compte, Paris, Manitoba-Les Belles lettres, coll. Le Grand Cabinet noir, 2002.

Bibliographie de Lionel Marek

L’An prochain à Auschwitz (Editions Denoël -1982)

Pourquoi moi (Editions Denoël – 1986)

Nouvelles d’un amour (Editions Denoël -1990)

La Vie en deux (Editions Verticales -2000)

Tuez-moi (Editions Verticales -2007)

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