Chats

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Chats de Siné, chats de Jacques Sternberg. Ce gros tire-au-flanc félin de Siné aurait pu illustrer le conte « Les Esclaves » de Sternberg, extrait des 188 contes à régler (Denoël -1988) :   

« Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et, bien entendu, il trouva que c’était bien. Ce qui prouve qu’il avait une très bonne opinion de lui-même car ce n’était pas si bien que cela.

 En effet, le chat ne voulait rien faire. Il était paresseux, renfermé, taciturne, économe de ses gestes et, de plus, extrêmement buté. C’est alors que Dieu eut l’idée de  créer l’homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave jusqu’à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité ; à l’homme, il inocula la névrose de l’agitation, le don du bricolage et la passion du travail intensif. L’homme s’en donna à coeur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation fondée sur l’invention et la production, la concurrence et la consommation. Civilisation fort tapageuse qui n’avait en réalité qu’un seul but secret: offrir au chat le confort, le vivre et le couvert.

C’est dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire parallèlement les quelques objets indispensables au bien-être du chat: le radiateur, le coussin, le bol, le plat de sciure, le filet du pêcheur breton, le couteau à hacher la viande, la moquette ou le tapis, le panier d’osier et peut-être aussi la radio puisque les chats aiment bien la musique.

Mais, de tout cela, les hommes ne savent rien. A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats. »

 


Archive pour 31 juillet, 2008

l’affaire Siné (2)

Philippe Val vient donc de lâcher le morceau : les familles de Jean Sarkozy et de sa fiancée l’avaient menacé d’un procès. C’est leur droit. Même si Jean Sarkozy est un personnage assez antipathique, on peut lui laisser le bénéfice du doute sur cette conversion au judaïsme et ses tenants et aboutissants. D’un autre côté, une presse non seulement libre mais à vocation satirique doit également préserver son  droit à la raillerie, même perfide. En définitive, l’affaire devient politique: on ne s’attaque pas impunément à la famille Sarkozy, et, de nos jours, la presse soi-disant libre doit obtempérer à la volonté du prince. Ceci est une autre histoire, pour moi. La vraie histoire, c’est que l’on ait dressé de façon aussi hystérique que fallacieuse le paravent de la lutte contre l’antisémitisme. Je gage que Jean Sarkozy et ses proches n’avaient pas du tout l’intention de déposer une plainte pour antisémitisme, mais simplement pour diffamation ou calomnie ou atteinte à la vie privée. On aura quand même eu un bon moment de rigolade avec l’énorme bourde symptomatique de Laurent Joffrin sur la race juive, un lapsus vraiment calamiteux chez cet ardent défenseur de l’antiracisme.

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