News: Réédition de « Un jour ouvrable »‘ et des « Contes Glacés »

 « Un Jour ouvrable », publié en 1961 aux éditions Losfeld, vient d’être réédité par La Dernière goutte (www.ladernieregoutte.fr) de Strasbourg. Il s’agit d’un des romans majeurs de mon père, où se déploient, au mieux de leur forme, son humour noir et glacé, ainsi que son génie du nonsense qui ne sauraient masquer pour autant le vrai sujet du livre : la dénonciation d’une société répressive, voire totalitaire, à travers le regard d’un homme mis au ban et placé sous haute surveillance par cette société-, tout au long de ses déambulations au fil d’une journée narrée en temps réel, à la façon de Ulysses (James Joyce) dont pourtant mon père n’avait certainement pas lu une seule ligne.

Ci-dessous quelques extraits du dossier de presse 1961, choisis par La Dernière goutte sur son site:

“Dès la première page, brillante, la description du réveil, les variations sur le temps et les secondes, nous sommes passionnés. Et d’autant plus que, très vite, il semble bien que cette journée ne ressemblera à rien de connu…”
(Marc Laporte – L’Express)

“Nous vivons en plein dans l’absurde. Cela d’autres l’ont dit avant Sternberg, mais aucun n’est allé aussi loin dans la logique de cette affirmation. L’Etranger de Camus vivait dans un univers en apparence rationnel (le nôtre) qui ne lui semblait absurde que dans la mesure où il n’avait pas su s’y adapter. On pouvait l’accuser de tricher ou du moins d’y mettre de la mauvaise volonté. Le héros d’Un jour ouvrable vit, au contraire, dans un univers en apparence irrationnel. Faute d’en connaître les règles du jeu, nous sommes bien forcés de lui faire confiance. Dès lors il n’y a plus de doute: ce n’est pas l’homme, c’est l’univers qui est absurde. Et quand, au gré de ces 300 pages, nous découvrons que cet univers n’est rien d’autre que notre monde, à l’envers, il est trop tard. La démonstration est achevée”
(Charles Blanchard – Le Petit Crapouillot)

“Tout ce vide, ce triomphe du néant, de l’inhumain, du nécessaire, est restitué par Sternberg avec toute la poésie de son écriture, sa perpétuelle invention verbale, ses richesses de style et cette sensibilité à fleur de mots, mal cachée derrière le grand rire de l’humour le plus percutant”
(Pierre Lepape – Paris-Normandie)

“…les images savoureuses de l’absurde, les inventions farfelues, les gags tumultueux qui font de l’oeuvre de Sternberg l’une des plus originales de notre temps…”
(Philippe Curval – Fiction – Lire l’article)

“Sternberg n’a pas prolongé Kafka : il l’a « avancé » et ce n’est pas du tout la même chose”
(Arnold Mandel – L’Arche)

Par ailleurs, je signale la très proche parution de l’intégrale des « Contes Glacés » (qui comporte non seulement La Géométrie dans l’impossible, mais aussi tous les contes écrits par Sternberg entre 1960 et 1974) aux éditions Mijade (Belgique). Elle succède donc à l’édition de chez Marabout en 1974.

Je ne peux que me féliciter de ce doublé éditorial qui donne une nouvelle vie à la fois au meilleur de la « forme longue » et de « la forme courte » de Jacques Sternberg.

Bien, je retourne à ma biographie de J.S. qui a atteint 300 pages. J’ajoute que je suis tout à fait surpris et heureux de constater que mon blog continue à « rouler » sans moi, depuis un an, avec un nombre de visites équivalent; heureux surtout pour mon père, puisque cela signifie qu’il suscite toujours autant d’intérêt.

 

 

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